Soutenons les producteurs de pommes belges !

7 novembre 2014

L’embargo russe sur les pommes belges n’a pas fini de faire parler de lui. Malgré les efforts de la population belge, toute la production de pommes n’a pu être absorbée par la consommation belge. Les producteurs de pommes vont être contraints de détruire leurs surplus. Nous avons contacté Rob Renaerts, Président du Rabad, le Réseau des acteurs bruxellois pour l’alimentation durable. Il nous donne son avis sur cette situation.

Nous vous en parlions il y a un mois, l’embargo russe sur les pommes belges n’est pas sans conséquence pour nos producteurs. Malgré les efforts de la population belge pour augmenter sa consommation de pommes, le mois dernier, leurs ventes restaient 30 % inférieures par rapport à celles de l’année dernière au même moment. Aujourd’hui, nous apprenons que les producteurs belges vont devoir détruire leurs récoltes.

Un mauvais signal

Nous sommes en novembre et les stocks de pommes sont tels que les agriculteurs envisagent de détruire des tonnes de fruits pour éviter le surplus. « On pourrait tout simplement donner ces surplus de pommes aux organismes de dons alimentaires qui seraient très heureux de recevoir ces produits frais », propose Rob Renaerts, Président du Réseau des acteurs bruxellois pour l’alimentation durable (Rabad). Bien sûr, l’idée avait été évoquée, comme l’explique Sudpresse aujourd’hui, mais le simple fait de récolter les fruits a un coût que ne peuvent supporter les producteurs. Et les banques alimentaires ne peuvent se charger de le faire elles-mêmes. « Au lieu de ça, le gouvernement va donner une prime aux agriculteurs pour qu’ils détruisent leurs stocks excédentaires et leurs champs avec un certain pesticide. Alors qu’on se bat pour conscientiser les gens à la réduction du gaspillage alimentaire. C’est un mauvais signal ! », conclut le Président du Rabad.

Une occasion ratée ?

Selon Rob Renaerts, il y avait peut-être des alternatives : « On aurait pu profiter de l’occasion pour lancer des produits dérivés de la pomme. Un jus de pomme belge, une liqueur ou un vin fait à partir des surplus. Je suis certain qu’il y aurait eu moyen de mobiliser les gens avec ce genre de produits, plus qu’en leur disant simplement « achetez des pommes ». Mais il semble que l’industrie ne soit pas assez flexible pour saisir cette occasion ou n’est apparemment pas prête à soutenir les agriculteurs qui leur fournissent toujours leurs produits », regrette-t-il.
Certains producteurs ont effectivement essayé, sans succès, comme en témoigne dans les colonnes de Supdresse une productrice de pommes en Basse-Meuse. Elle souhaitait vendre ses pommes à l’industrie pour en faire du jus ou de la compote. Hélas, ce n’était pas aussi simple : « Elle nous propose à peine 1 centime le kilo. C’est beaucoup trop peu puisque notre coût de revient (production, récolte et stockage) se situe entre 25 et 30 centimes ! », explique-t-elle.
Des initiatives sympas existent tout de même, parfois développées bien avant cette crise. Citons « Simone a soif !» qui réalise des eaux à base de jus de fruits pressés et d’hydrolats et propose des associations originales comme le goût pomme-géranium par exemple.

Et les producteurs bio dans tout ça ?

Si les producteurs de pommes traditionnels tirent la sonnette d’alarme, les producteurs bios, eux, sont encore relativement épargnés par le blocus russe des pommes belges. Lorsque nous avons rencontré Guy Van Malleghem, de la Ferme Nos Pilifs, il nous expliquait que « les producteurs bio sont moins nombreux et sont dans une logique de renforcer une distribution directe au consommateur. Leur production est moins destinée à l’international, c’est pourquoi ils ne se retrouvent pas avec autant de surplus de pommes. » Cela ne veut pas dire pour autant qu’ils n’ont pas ressenti les effets du blocus russe. « C’est plutôt vis-à-vis des consommateurs qu’il y a eu des conséquences. Ceux-ci avaient entendu dans les médias que l’offre de pomme était énorme et s’attendaient donc à avoir des prix beaucoup plus bas. Or, comme le bio était moins touché par ce problème et que leurs filières commerciales sont plus rapprochées entre producteurs et clients, le prix reste quasi le même par volonté d’éthiques commerciales pour toutes les parties… ».

Continuez à apporter votre soutien !

Nous ne pouvons que vous recommander d’apporter une fois de plus votre soutien au secteur en achetant plus de pommes. Faites des tartes, des clafoutis, de la compote, du jus… C’est pour la bonne cause et c’est (encore) de saison !

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Et si vous connaissez des initiatives sympas autour de la pomme, ou des recettes délicieuses et surprenantes, n’hésitez pas à nous les référencer !

Redécouvrez nos recettes de :

Céleri-rave, pomme verte et orange
Tarte tatin aux pommes du verger
Crumble de pommes et prunes du verger
Smoothie à la pomme verte, roquette et menthe

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